La région engagée dans un plan d'action régional sur l'emploi en aménagement forestier

Publié le 2018-10-31

Plusieurs recommandations et pistes d’action ressortent du rapport d’analyse du Sommet sur l’emploi en aménagement forestier tenu à l’automne 2017. Réalisé par le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent pour la Table sectorielle de concertation en aménagement forestier, le document dégage des priorités d’intervention visant avant tout à améliorer les conditions de travail et de bien-être des travailleurs afin de prévenir une rareté de main-d’œuvre en aménagement forestier. Ces priorités d’intervention font partie d’un plan d’action dont la mise en œuvre a débuté au printemps dernier.

Un changement de culture nécessaire
La présidente du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent, Madame Guylaine Sirois, estime que le Sommet a permis une réflexion régionale essentielle quant à un changement nécessaire dans les façons de faire en aménagement forestier. « Plusieurs éléments mentionnés par les participants convergent vers un changement de culture. C’est la place et le rôle que l’on accorde aux travailleurs qui sont à repenser. Cela va d’une plus grande implication des travailleurs aux processus décisionnels en passant par de la formation adaptée. Toutefois, une priorité demeure et représente un facteur de réussite aux changements souhaités : l’amélioration des conditions de travail actuellement offertes aux travailleurs », souligne Madame Sirois qui croit que la région est prête à faire un pas en avant. « Les membres de la Table sectorielle de concertation en aménagement forestier sont solidaires et se sentent appuyés par la région depuis la tenue du Sommet. Le recrutement, l’amélioration des conditions de travail et le maintien de la main-d’œuvre sont un véritable défi et nécessitent un engagement collectif », a-t-elle ajouté.

Faits saillants du rapport d’analyse
Au regard des défis de la main-d’œuvre qui figurent aux priorités régionales du plan d’action, mentionnons entre autres :

  • une amélioration des conditions salariales et de travail, combinée à une reconnaissance et la valorisation de l’emploi saisonnier;
  • une plus grande offre de formation et d’accompagnement pour assurer une meilleure polyvalence des travailleurs;
  • une meilleure reconnaissance des réalités régionales forestières bas-laurentiennes;
  • une amélioration des prévisibilités budgétaires et un financement à la hauteur des stratégies d’aménagement forestier;
  • une gestion régionale qui implique davantage les travailleurs et qui améliore la circulation de l’information au sein du secteur forestier.

Les partenaires de la Table sectorielle de concertation en aménagement forestier visent des résultats à court et moyen termes, notamment en testant des formules de rémunération des travailleurs. Si elles s’avèrent efficaces, elles pourraient par la suite être reprises ailleurs sur le territoire. Ajoutons que le rapport d’analyse du Sommet sur l’emploi en aménagement forestier peut être consulté en ligne, sur le site web du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent au crdbsl.org, sous la rubrique « Mandats ». Ce dernier se veut évolutif puisqu’il sera enrichi sur une base régulière par les travaux de la Table sectorielle de concertation en aménagement forestier et par la contribution des partenaires du secteur.

À propos de la Table sectorielle de concertation en aménagement forestier
La Table sectorielle de concertation en aménagement forestier a pour mandat de produire et mettre en œuvre un plan d’action visant à bonifier les conditions actuelles des travailleurs forestiers et de contrer une rareté appréhendée de la main-d’œuvre en aménagement forestier. Elle est composée de représentants d’entreprises d’aménagement forestiers, du Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aménagement forestier (CSMOAF), du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, de Services Québec, de travailleurs sylvicoles, de la Fédération des Groupements forestiers du Bas-Saint-Laurent et du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent qui coordonne les travaux de cette table de concertation.