Prolongement de l'autoroute 20 : les élus du Bas-Saint-Laurent pressent le gouvernement d'agir

Publié le 2018-03-29

Le 29 mars 2018 – Réunis au sein du Collectif régional de développement (CRD) du Bas-Saint-Laurent et de la Table des préfets, les élus municipaux demandent au gouvernement du Québec, par voie de résolution, que soit réintégré le prolongement de l’autoroute 20 au Plan québécois des infrastructures (PQI), et ce, dans les meilleurs délais.

Invoquant des enjeux de sécurité des personnes et de développement économique, les élus ont choisi de parler d’une seule voix et comptent sur la diligence du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin, et du ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour, afin que la planification des travaux pour la portion située entre Le Bic (secteur Rimouski) et Notre-Dame-des-Neiges débute le plus tôt possible. « Il n’est pas question pour nous que le prolongement de l’autoroute devienne un enjeu électoral. Il s’agit d’un projet qui était déjà intégré au Plan québécois des infrastructures en 2015, année où il fut retiré dans la foulée des compressions du gouvernement. Nous revendiquons sa réintégration au PQI pour la sécurité de la population et le développement de nos entreprises », précise le président de la Table des préfets, Michel Lagacé.

La présidente du CRD, Guylaine Sirois, a tenu également à mettre en évidence la sécurité et la fluidité routières qui contribuent à la rétention et à l’attractivité de la région : « L’absence d’un tronçon autoroutier rapide et sécuritaire créé un effet d’éloignement de la population, des commerçants et des entrepreneurs. Plusieurs portions de la 132 sont considérées dangereuses. De nombreuses fermetures à la circulation l’hiver paralysent l’approvisionnement en produits alimentaires frais et rendent difficiles la prestation efficace des services ambulanciers et de sécurité incendie ». Mentionnons qu’entre décembre 2017 et mars 2018, la route 132 entre Le Bic (secteur Rimouski) et Notre-Dame-des-Neiges fut fermée à un minimum de 5 reprises, totalisant plus de 100 heures et isolant complètement le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie du reste du Québec.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, a pour sa part réitéré l’urgence d’agir, la planification des travaux pouvant prendre à elle seule plusieurs années. « Nous sommes déçus que le projet de prolongement de l’autoroute 20 n’ait pas été inclus dans le budget de mardi. Je suis solidaire de la Table des préfets du Bas-Saint-Laurent et de tous les maires de la région. Ensemble, nous continuerons à faire pression auprès du gouvernement. Cette solidarité démontre toute l’importance que revêt ce dossier pour la classe politique régionale ».

La mobilisation régionale pour le parachèvement de l’autoroute 20 sera notamment appuyée par les municipalités du Bas-Saint-Laurent. D’autres acteurs du développement régional sont invités à se joindre au mouvement.

Photo : M. Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis, M. Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska, Mme Chantale Lavoie, préfet de la MRC de La Matapédia, Marc Parent, maire de Rimouski, Mme Guylaine Sirois, préfet de la MRC de Témiscouata et présidente du CRD, M. Francis St-Pierre, préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, M. Martin Soucy, maire de Mont-Joli, M. Denis Santerre, préfet de la MRC de La Matanie.